Grand nettoyage de l‘échiquier politique nigérian. La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a annoncé jeudi 30 janvier 2020 avoir dissous 75 des 92 partis existants dans le pays. Voici pourquoi.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse par l’INEC à Abuja, la capitale. Pour l’organe en charge d’organisation des élections, il était question de se conformer aux exigences de la Constitution et de la loi électorale de 2010.

Ces textes stipulent qu’au cours d’une élection présidentielle, un parti politique doit avoir remporté au moins 25 % des suffrages dans un des 37 États (36 + Abuja, la capitale qui a un statut d‘État) que compte le Nigeria.

L’article 225 A de la constitution nigériane (quatrième modification, n ° 9) Loi de 2017 se réserve également le pouvoir de radier un parti en cas de violation de l’un des règlements d’enregistrement.

Outre cela, il faut également avoir des élus locaux (au moins dans une commune). Faute de quoi, on perd le statut de parti politique pour devenir un groupement quelconque. Et c’est sans doute ce qui s’est passé pour les 75 formations politiques qui ont été gommés du fichier de l’administration.

Reste à savoir quelle sera la réaction des leaders dont les partis ont été dissous.

Au Nigeria, la vie politique est dominée par deux principaux partis : le Congrès des progressistes (APC) au pouvoir et le Parti démocratique populaire (PDP), principale formation de l’opposition.

africanews

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