Par La Rédaction

Depuis 1982, les principales réalisations du Renouveau ont porté sur tous les secteurs de l’économie nationale. Nous avons compilé quelques-unes dans cette édition.

Les infrastructures

Des progrès importants ont été réalisés dans les domaines ci-après :

  1. a) L’énergie

Afin de résoudre définitivement le déficit en énergie, de nombreux grands projets ont été lancés ou réalisés : – La Centrale à fioul de Dibamba près de Douala, opérationnelle depuis 2009, produit de l’électricité à partir d’une centrale thermique d’une capacité de 86 Mw ;

– Le barrage réservoir de Lom-Pangar, dont la cérémonie de pose de la première pierre a été présidée par le chef de l’Etat dans la localité du même nom, le 03 août 2012. D’une capacité de 6 milliards de m3 d’eau, ce projet capital va apporter à notre pays le complément d’énergie dont il a besoin ;

– Le barrage hydroélectrique de Memve’elé dont la cérémonie de pose de la première pierre a été présidée par le Chef de l’Etat à Nyabizan, le 15 juin 2012. Ce barrage alimentera une centrale d’environ 200 mégawatts permettant de renforcer en énergie le réseau interconnecté-sud et d’approvisionner le futur complexe industriel et portuaire de Kribi.

-Le barrage hydroélectrique de Mekin, 15 Mw ; la pose de la première pierre aura lieu bientôt ; les indemnisations des populations riveraines sont terminées ;

– La Centrale à gaz de Kribi bientôt opérationnelle. D’une capacité de 216 Mw, extensible à 300 mégawatts, associée à une ligne de transport d’énergie de 225 kilovolts de 100 km pour l’évacuation de l’énergie produite à Edéa.

En attendant la mise en service des barrages hydroélectriques d’ici peu, un programme thermique a été mis en place à travers l’installation de centrales thermiques dans les villes de Bamenda, Ebolowa, Mbalmayo et Yaoundé. Ces centrales fonctionnent au fuel léger et ont une capacité totale de 100 Mw dont 60 mégawatts pour celle de Yaoundé et 10 mégawatts chacune pour les autres. Outre la construction de nouveaux ouvrages, l’accent a aussi été mis sur la réhabilitation des infrastructures énergétiques existantes, notamment le barrage de Lagdo et les centrales de Song-Loulou et Edéa. Un vaste programme de connexion des populations villageoises au réseau électrique a été mis en place dans l’ensemble du pays.

 

  1. b) L’eau

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de l’alimentation des populations en eau potable, les efforts ont porté sur la construction des forages et points d’adduction d’eau potable dans les dix Régions du pays, ainsi que la réhabilitation des points d’eau. La construction de l’usine de la Mefou (banlieue de Yaoundé) va soulager les populations de Yaoundé. Dans le cadre du programme de développement des secteurs urbains et de l’approvisionnement en eau, l’on a procédé à la réalisation des extensions des réseaux à travers 36 km de linéaire dans la ville de Douala, ainsi qu’à la finalisation des contrats pour la pose de 39 km de canalisations dans les centres secondaires.

  1. c) Les grands travaux routiers et portuaires

Le Cameroun compte aujourd’hui près de 50.100 km de routes principales dont 6.000 km de routes bitumées. Ce chiffre ne tient pas compte des voiries aménagées dans les grandes agglomérations. Le pays compte aussi un réseau de transit de plus de 6.080 km desservant la sous-région avec 3.297 km de routes bitumées et 2.300 km de projets de routes à bitumer.

Parmi les plus importantes réalisations de ces dernières années, on peut citer, sans être exhaustif, la construction en profil autoroutier de la pénétrante nord de Yaoundé à Olembé ; la construction de la route régionale Ayos-Bonis située sur les corridors Douala-Bangui, Douala-N’Djamena ; le bitumage de la route Buea-Kumba; la route Obala-Batchenga-Bouam, l’axe Melong-Dschang ; la réhabilitation du pont de l’Enfance et de nombreux autres ouvrages d’art.

En ce qui concerne les grands projets, des avancées notables sont enregistrées. C’est le cas notamment du projet d’aménagement des entrées Est et Ouest de Douala ; de la construction du 2ème pont sur le Wouri à Douala ; du projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala. Les travaux sont actuellement en cours.

S’agissant des infrastructures portuaires, le projet phare est la construction en cours du complexe industrialo-portuaire de Kribi, qui comprend un terminal conteneurs 400.000 EVP (conteneur équivalent à vingt pieds) dès la première phase ; et 800.000 EVP à terme ; un terminal aluminium (1,5 million de tonnes d’alumine et 1,5 million de tonnes d’intrants divers), un terminal hydrocarbures (3 millions de tonnes) ; un terminal polyvalent (2 à 3 millions de tonnes).

  1. d) Le développement Urbain

En dehors de l’aménagement de plusieurs voiries urbaines, le Gouvernement a lancé un programme de construction de 10.000 logements sociaux à Yaoundé et Douala ; la construction de 500 logements témoins à Olembé à Yaoundé et 560 logements à Mbanga Bakoko à Douala.

S’agissant de l’environnement urbain, des progrès significatifs sont perceptibles dans les deux grandes métropoles, Douala et Yaoundé, dont la physionomie a radicalement changé.

  1. e) La santé

Des avancées indéniables ont été enregistrées tant au plan quantitatif que qualitatif. Jusqu’en 1982, les plus grands hôpitaux du Cameroun étaient : l’Hôpital Central de Yaoundé, l’Hôpital Laquintinie de Douala, le Centre Jamot de Yaoundé et le CHU de Yaoundé. En périphérie, on comptait les hôpitaux provinciaux et les 49 hôpitaux départementaux correspondant à la division administrative du Cameroun de l’époque.

La politique volontariste mise en œuvre par le chef de l’Etat a permis au paysage sanitaire de s’enrichir de nouvelles structures de référence à l’instar de l’Hôpital Général de Douala (1987), l’Hôpital Général de Yaoundé (1988), l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (2002) et bientôt celui de Douala.

Le Cameroun compte aujourd’hui 3164 formations sanitaires publiques et privées dont 04 hôpitaux généraux, 05 hôpitaux centraux et assimilés, 13 hôpitaux régionaux et assimilés, 340 centres médicaux d’arrondissement et assimilés, 2547 centres de santé intégrés et assimilés.

L’offre publique en formations sanitaires toutes catégories est de 70%. Les pouvoirs publics s’orientent également vers la formation d’un personnel de santé hautement qualifié. A la faveur de la réforme universitaire de 1993, le Centre Universitaire des Sciences de la Santé (CUSS) de Yaoundé, créé en 1969, a été transformé en Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales. Son rôle est de former des médecins de qualité.

  1. f) L’éducation

Des efforts considérables sont faits pour augmenter l’offre et améliorer la qualité de l’éducation ; et pour assurer une adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

Dans l’éducation de base, on note la gratuité de l’enseignement primaire en vigueur depuis une dizaine d’années ; le quadrillage systématique du territoire national par des écoles primaires ; la construction d’environ 500 salles de classe en moyenne par an ; les recrutements massifs des enseignants ; les subventions à l’enseignement privé d’environ 2 milliards de Fcfa par an ces dernières années ; l’institution du paquet minimum aux écoles publiques pour environ 2 milliards de Fcfa/an.

Dans l’enseignement secondaire général, technique et normal, les mêmes efforts sont menés. La carte scolaire nationale s’est beaucoup enrichie au cours des 30 dernières années. Les lycées et collèges ont poussé partout comme des champignons et ne sont plus, comme jadis, l’apanage de quelques centres urbains.

L’enseignement supérieur n’a pas échappé à cette nouvelle dynamique impulsée par le chef de l’Etat. D’une seule Université en 1982 – l’Université de Yaoundé – le Cameroun compte aujourd’hui 8 Universités d’Etat et de nombreuses structures privées du même type

  1. Les services et les technologies nouvelles
  2. a) Les TIC

Dans ce domaine on retient : – Le parachèvement de l’installation de 3.200 km de câble à fibre optique permettant de couvrir les dix Régions du pays, une quarantaine de départements sur 58 et plusieurs chefs- lieux d’arrondissements ;

– La poursuite de la mise en place, avec le concours des partenaires au développement, d’un réseau à haut débit pour l’interconnexion des administrations publiques ; télé-enseignement et télé diplomatie dans le cadre du projet panafricain des services en ligne ;

– L’ouverture des télécentres communautaires polyvalents.

Afin de permettre aux grandes villes camerounaises de se doter de réseaux de télécommunications modernes à haut débit, un programme d’investissement a été mis sur pied pour la construction des réseaux métropolitains en fibre optique dénommé «boucles optiques urbaines» dans les 10 Régions.

  1. Le secteur rural

L’agriculture au sens large du terme poursuit sa révolution silencieuse à travers la mise en œuvre des programmes de développement des productions végétales, animales, halieutiques et sylvicoles. Des avancées considérables sont enregistrées dans le domaine de la mécanisation agricole avec l’opérationnalisation en cours de l’usine montage de tracteurs d’Ebolowa grâce à la coopération indienne. L’amélioration du cadre de vie des populations et la gestion durable des ressources naturelles sont aussi à signaler. Le secteur rural a bénéficié de nombreux projets financés sur fonds PPTE tels que l’aménagement des pistes rurales et autres.

En conclusion, l’ensemble de ces réalisations donne, de manière succincte, à voir et à réfléchir sur ce qui a été fait en plus de 35 ans de pouvoir du Président Biya.

Désormais, le Cameroun, lancé sur la voie de l’émergence, doit préserver et consolider ses acquis économiques et, par-dessus tout, traduire la politique des «Grandes Réalisations» initiée par le Chef de l’Etat en «Grandes Réussites» en vue du bien-être de ses populations.

A cet effet, de nombreux chantiers, portant sur le développement des infrastructures, la modernisation de l‘appareil de production, l’amélioration de l’environnement des affaires et le soutien au secteur privé, l’appui au développement local, vont se poursuivre ou seront ouverts. la mise en œuvre de la politique sanitaire que dans la formation du personnel de santé. De nombreuses formations sanitaires et écoles de formation ont vu le jour et de profondes évolutions ont été enregistrées dans la prise en charge des populations, malgré la grave crise économique que le Cameroun a traversée pendant la décennie 90.

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